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 Dwayne E. Walker

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AuteurMessage
Dwayne E. Walker



Ado en difficulté

Interventions au Centre: 61
Coté coeur: Opprimé

Fiche de personnage
Âge du personnage: 21 ans
Raisons de votre présence au Centre: Réhabilitation/ Violence
Psy/référent: ?/ Isabelle Mathews

MessageSujet: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 4:30



« Evans Walker, Dwayne »
Nous nous cachons dans la musique afin de nous dévoiler.
- Jim Morrison-



Informations générales:

Nom: Evans Walker

Prénom: Dwayne

Age: 21 ans

Raison de votre présence au Centre : • Réhabilitation pour comportement violent et agressif.

Qualités :

PROTECTEUR: Tant pour ses biens que les personnes qui lui sont chers, Dwayne ferait tout pour conserver ce qui le rend heureux. Ayant perdu beaucoup dans sa jeunesse, il refuse de perdre quoi ou qui que ce soit. Cela peut en devenir irritant. Malheureusement, dans certains cas, la violence est son seul recours à la protection.

VIRTUOSE: Un talent né qu'est Dwayne. Depuis tout jeune, il manipule et apprend tous les instruments qu'il peut. Sa volonté et sa ténacité lui rend bien ayant la capacité de tout maîtriser sans difficulté. Ses origines transpirent dans ses compositions et sa nature de musicien. On ne peut se détourner de son génie musical.Ses habilités vont même jusqu'à réparer les instruments au moindre défaut.

INTELLECTUEL : Dwayne vit dans les livres depuis l'enfance. Des classiques au moderne, Dwayne a ce plaisir de savourer la culture dans son ensemble: littérature, théâtre, musique, arts visuel, danse cinéma. Il a envie de tout découvrir préférant siéger seul dans la cour que de faire un quelconque sport. Donc, il est clair que son vocabulaire et sa courtoisie est légèrement plus développé que certains.

ROMANTIQUE: Ayant vécu dans les livres et l'imaginaire, Dwayne a l'esprit romantique. Le désir de plaire et rendre l'autre important et heureux. Des petites attentions à la passion: tout est possible. Attention, sa maladresse n'est point contrôlé.

EMPATHIQUE: Il le sent. Pas besoin de lui dire, il le sait. Cette force qui parvient à lui faire entendre ce qui n'est pas évident à dire. Il n'osera pas en parler si ce n'est pas nécessaire, mais sachez qu'il en est conscient.

Défauts :

IRASCIBLE: Une grande difficulté à se contrôler. Dwayne a beaucoup de mal à contrôler sa colère. Sa tolérance à ses limites, mais si celle-ci est atteinte, prenez garde. Sa réponse sera illimité.

TACITURNE: Bien difficile de le faire parler. Ce ne sera que des réponses brève et flou dans le but de ne rien révéler de concret. Sa confiance est dur à obtenir et il se fera un plaisir de vous indiquez le chemin de la porte.

INHIBÉ: Tout garder pour soi par craindre le pire. Les moments où il a tenté un mouvement, des catastrophes sont survenus. Sa malchance le conseil de rester discret et d'intervenir qu'en cas de besoin.

INTIMIDANT: On sent Dwayne arrivé dans une pièce. L'atmosphère s'assombrie tout d'un coup. Les mauvaises langues traînent derrière lui en faisant qu'empirer cette bulle noir qui l'enveloppe. Et quand il ose vous regardez, espérons que ce sera positif.

BORNÉ: Pas facile de lui faire entendre raison. Quand il a une idée en tête, rare sont ceux qui sont parvenu à le faire changer d'idée.

Caractéristiques physiques:

Un grand jeune homme au teint clair. Des cheveux d'un noirs ébènes et des yeux d'un brun profond. Son nez et un trait de caractère fort puisque sa forme pointue est assez unique. Avec ses petites lèvres fines, ses traits rendent son visage doux et légèrement enfantin. Pourtant, lorsque son regard est braqué sur vous, on sent une force vive qui nous saisie de plein fouet. Ils nous rendent unique prenant tout son attention. Ses mains, dont les doigts minces et longues sont fortement musclés dû à sa passion de la musique. Pourtant, malgré des bras solides, le gabarit de Dwayne n'est pas celui d'un athlète. Néanmoins, sa grandeur le rend quand même intimidant. Son style vestimentaire peut être varié allant des chemises propres à la vieille paire de jean troué.

Avatar pris: Jack White

Traits particuliers :

Né à Détroit • Passé deux ans incarcéré pour avoir tabassé l'ex de sa copine • Passionné par la musique et les arts • Compositeur-interprète • Joue une panoplie d'instruments dont la guitare, le piano, la batterie, l'accordéon, violon et l'harmonica • Rêve de devenir chanteur/musicien professionnel • Réparateur d'instrument hors-pair • Ignore la plupart des ragots à son égard • Toujours respectueux envers les professeurs et adultes qu'ils côtoient •

• Se peigne rarement les cheveux • Victime du tabac • Fasciné par l'histoire de la France • Ne jamais insulté sa famille devant lui • Va souvent à la bibliothèque • Adore Baudelaire, Verlaine et Poe • Apprécie la beauté de la peinture • Possède un cahier à pensés • Dort jamais une nuit complète • Prie régulièrement à l'Église • Arbore plusieurs pendentifs de Saints dont Sainte-Cécile : patronne des musiciens: le collier de son père • Adore les fraises • Possède une guitare avec le portrait de sa mère à l'endos • Ne retire jamais la bague de sa mère qu'il a dans l'annuaire gauche.








Dernière édition par Dwayne E. Walker le Mar 25 Oct - 8:30, édité 21 fois
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Dwayne E. Walker



Ado en difficulté

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MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 4:30




Le vilain petit canard

On n’a pas toute cette chance de vivre dans l’abondance et la richesse. La composition du monde faire en sorte qu’il y aura toujours une hiérarchie montée par le pouvoir de l’argent. Le plus riche en haut, le plus pauvres en bas ; ainsi va la vie humaine. Pourtant, malgré tout ce qui m’est arrivé, je ne changerais pas ma vie pour rien au monde. Je ne l’ai pas eu facile, mais je suis fier de ce que je suis devenu. Peu importe les ragots, les insultes, les menaces à mon égard, je ne changerais rien. Non, je désir montré à ces gens que leur moqueries ne m’ont point atteint. Je continue de vivre dans cet enfer qu’ils ont créé autour de moi. Ils ne se lassent pas. Moi non plus. Je ne flancherais pas. Pas question de me laisser abattre. Cette haine finira par les tuer. Moi, je serais encore en vie.




Oui, je suis parmi ceux qui en arrachent. Je vivais dans un appartement vers le bas de l’échelle social. Ce n’était pas un palace, mais j’avais un toit au-dessus de la tête. Ma propre chambre était composé d’une grande bibliothèque remplit de livre de tous les genres. Tant pour les enfants que pour les adultes. Les grands classiques passant par les nouveaux Best-Sellers ; un véritable trésor littéraire. Ma mère voulait m’instruire le plus possible. Pour avoir autant de bouquin, elle travaillait dans une librairie. Ce n’était pas un emploi pour combler toute la famille, mais c’est tout ce qu’elle avait trouvé. Elle n’a pas pu aller jusqu’au bout de ses études. Elle s’est consacrée à moi. À me lire des contes. Elle me faisait souvent la lecture ceux de Andersen. Chacune a sa morale me rappelant les lois de la vie. Celui que j’appréciais beaucoup est Le vilain petit canard:

Maman : « « Il était trop heureux, mais nullement orgueilleux. Il songeait combien il avait été honni et pourchassé, maintenant il entendait dire qu'il était le plus charmant des charmants oiseaux ! Et les lilas inclinaient leurs branches sur l'eau jusqu'à lui, et le soleil brillait et réchauffait, alors ses plumes se gonflèrent, son cou mince se dressa, et, ravi dans son coeur, il cria :
- Jamais je n'ai rêvé d'un tel bonheur quand j'étais le vilain petit canard.» Voilà ! Dwayne, chéri, ça fait plus de 20 fois que je te lis ce conte. Tu sais, Andersen en a fait plusieurs…»

Dwayne: « Je sais, Maman, mais tu lis si bien ce conte. J’aime beaucoup cette histoire… »

Maman: « Elle veut dire qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. Qu’il ne faut pas que tu écoutes ceux qui te veulent du mal. Il faut te battre dans la vie. Dwayne, tu es un magnifique petit garçon…Tu comprends ça, trésor ? »

Dwayne: « Oui, Maman. Je le sais. »

Le vilain petit canard. C’est mon histoire préférée et ce n’était pas pour rien. Si je restais souvent à l’intérieur, c’est que je n’avais que très peu d’amis. La plupart des parents d’enfants se méfiaient de nous. Des jeunes parents ayant un enfant à charge ont souvent une très mauvaise réputation. Ne voulant pas que je ressente ce type de préjugé, elle préférait me garder auprès d’elle ; à l’affut de sales ragots.

Mon père…

Il aurait pu trouver un emploi tel que sa jeune femme dans une librairie ou livreur pour un restaurant. Non, il s’est entêté face à tous ces obstacles. Il a suivit sa passion, son rêve. La musique. Une petite boutique au cœur de la ville. C’est tout ce qu’il avait. Des guitares qui longes les murs de brique. Des plus économique aux plus dispendieuses. Des batteries immenses qui vibre en l’espace d’un coup. Et les pianos dont j’arrivais à peine à toucher du bout de mes petits doigts. En arrière, il y avait son atelier. Un espace consacré à la réparation de ces petits bijoux. Tel un mécanicien d’expérience, il parvenait à trouver la source du problème en l’espace de quelque seconde. Il avait ce rythme bestial qui coule dans ces veines. Cette énergie qui se dégage des cordes et qui renversent les ondes. Je le voyais souvent à l’oeuvre du haut de ma chaise. Je m’installais à ces côtés et je l’admirais. Je buvais chacune de ces paroles sur l’anatomie de la guitare. Mais ce fut un soir, lors d’une grande fête à la maison, que j’ai découvert le musicien. J’étais caché sous la table du salon. Je voulais saisir la vraie nature de mon père. Il était magnifique. J’étais subjugué devant cet instrument qui émanait tant de force et de puissance. Mes oreilles s’inondaient des notes brute et chaudes que mon père exprimait. Je venais de prendre conscience de cet amour que mon père possède pour ces vibrations et je les partageais. Mon cœur était bombardé de sensation étrange. Mes doigts claquaient au même rythme. Ma tête se déhanchait. Mes yeux se fermaient. Je souriais.Je venais de connaître l’amour de la musique.

J’ai complètement imbibé par la même passion que mon père et je voulais apprendre. Je désirais jouer de cette puissance, de cette beauté du son. Un soir, alors que je croyais être seul, mon père m’a aperçu avec sa guitare trop grande entre les mains dans l’atelier. Je tentais de l’imiter en balançant cette immense guitare. Je ne faisais que des onomatopées, car j’ignorais les véritables paroles. Il venait de comprendre qu’il m’avait transféré cette malédiction musicale. Pourtant, j’ai pu voir son sourire au travers de sa barbe. Il en était fier. J’allais devenir son fils, par le sang, mais aussi, par la passion de la musique.

Je mangeais des notes et je buvais les partitions. Je passais mes moments libres à gratter la guitare de mon père. Mes doigts devenaient de plus en plus habiles me rendant facilement jusqu’au bout du manche. Je faussais de moins en moins.Je parvenais à recréer des classiques du Rock’n Roll au grand étonnement de mon père.

Papa : « Dwayne, mon gars ! Je…Tu me surprends chaque jour, gamin ! Tu vas devenir un grand, je t’assure ! »

Et je l’ai eu...

Le 25 décembre…

Une guitare, ma guitare…D’un rouge vif. Je voyais à peine les rayures du bois. Je jubilais devant cet instrument qui était mien. Mon père riait aux éclats me voyant aussi instable devant le sapin. Pourtant, du coin de l’œil, ma mère ne semblait pas très ravi de me voir suivre les traces de mon père. Je n’avais pas perdu ma passion pour la lecture. Au contraire, ma mère continuait de me lire du Andersen. J’arrivais même à lire certains passages avec son aide. J’étais un garçon très intelligent et cultivé. Je surprenais certaines voisines lorsqu’il m’arrivait de sortir sur le balcon. Elles me voyaient soit avec une guitare ou avec un classique littéraire. À mes côtés, cet ami me suivait toujours : un petit canard noir en peluche. Je l’avais appelé Andersen.

Je grandissais voulant tout découvrir. Des marches dans le parc, des journées dans le zoo, au musée, des concerts ; tout pour satisfaire mon appétit culturel. J’appréciais chaque moment. Le petit canard Andersen en était témoin de ces moments magiques au travers de ses yeux de plastique. Je lui offrais des concerts privés et ils les aimaient tous. Il connaissait mes artistes préférés par cœur. Je les écoutais chaque soir, ensemble. Couché dans mon lit, à ses côtés, je lui divulguais chacun de mes passages préférés et mes doigts gesticulaient eux-mêmes dans le vide créant les accords. Mon père me ramenait à toutes les semaines un nouveau disque que nous écoutions avec attention. Chaque variations, chaque solos, il me demandait d’être attentif. Il me montrait ensuite comment le recréer sur la guitare.

Je ne perdais rien. J’accumulais les acquis. Je désirais en apprendre d’avantage du monde de la musique et des arts. Ce monde était infini et je m’y plongeais en prenant rarement mon souffle. Ma mère me souriait en me voyant aussi instruit à mon âge, mais, j’étais encore inconscient du monde extérieur. Ce monde qui semblait tant les faire souffrir….

Des instants magiques finissent par disparaître…

La réalité frappe…

Je me bouchais souvent les oreilles serrant Andersen ; mes parents se disputaient encore dans la boutique. C’était comme ça depuis quelques jours. Cela me concernait surement. J’avais commencé l’école et j’avais osé dire aux professeurs que je n’avais pas besoin de ces cours, car j’allais devenir musicien. Mon comportement n’était pas approprié dans un univers social. Je me cachais des autres et je lisais. En les entendant parler si fort, je me réfugiais dans l’atelier de papa et je tentais de lire quelques pages de mon conte avec Andersen. Maman savait aussitôt que je n’aimais pas ce genre de situation. Je réagissait souvent ainsi quand quelque chose me déplaisait ; fuir ; comme le petit canard…

Maman se devait donc me lui lire un conte au complet pour se faire pardonner. On s’assoyait dans le divan de l’atelier. J’entendais Papa replacer les guitares avant la fermeture.

Maman : « La petite fille aux allumettes… »

Dwayne: « Maman, tu ne dois pas t’en faire pour moi, tu sais ? Papa m’a dit que j’allais devenir un musicien, comme lui.»

Maman: « Mon chéri. Tu dois savoir que la vie d’adulte n’est pas si facile que cela. Tu vas devoir te battre pour tes rêves, pour tes valeurs. Si Papa est devenu musicien, c’est qu’il a du travailler fort. Il a cru en lui. Alors, tu dois faire la même chose, mon bébé. Tu ne dois pas laisser les autres te nuire. Tu dois croire en toi et ignorer ce que les autres diront comme le petit canard. Tu comprends ? »

Je n’ai jamais oublié ces mots-là. Elles sont gravées dans ma tête. Le dernier conseil de ma mère…

Quelque chose dérangeait maman durant sa lecture. La porte de la boutique provoquait un bruit énorme. Elle était soulagée que Papa aille ouvrir lui permettant de continuer cette belle lecture. C’était étrange. Elle ne semblait pas lire comme d’habitude. Son regard se tournait souvent vers la porte de l’atelier. Elle entendait la conversation animé entre son conjoint et ce qui semble être un homme furieux.

Il y a un problème…

Un grave problème…

Elle continuait la lecture avec une voix plus basse par la peur me serrant contre elle.

Ils hurlaient au travers des murs…





Un coup de feu !!!

La lecture arrêtait…d’un seul coup. Le livre tombait au sol. Maman n’a perdu un moment. Elle m’a transporté vers le garde-robe.

Dwayne: « Maman, je veux la fin de l’histoire… »

Maman: « Oui, mon chéri. On va jouer à la cachette, d’accord ? Je vais te cacher avec Andersen dans le garde-robe et Papa va devoir te trouver, d’accord ? »

Que j’approuve ou non, elle m’avait déjà réfugiée dans le garde-robe. J’ai vu les plus beaux yeux du monde me regarder, une dernière fois. Un sourire. Son doigt sur mon nez et elle fermait les deux portes. Je ne comprenais pas. Je ne pouvais pas comprendre. C’était une histoire de grands, surement. Papa doit être bon à la cachette.

Malheureusement, je ne se doutais pas que des hommes avaient pénétré la boutique dans le but de récolter l’argent. Ma mère se doutait bien qu’un jour les choses allaient se corser. Nous n’étions pas riche et mon père avait emprunté, mais ce n’était pas un monsieur avec une cravate comme dans les banques. Non, il avait une veste en cuir avec un crâne en feu dans le dos. J’ignorais pour qu’elle banque travaillait ce type.

Complice: « Il le cache peut-être dans son atelier ! »

Des silhouettes se mirent à dévaster l’atelier de Papa en jetant tous les outils et les guitares usagés par terre cherchant des cachettes propices pour de l’argent.

J’entendais le saccage que faisaient les malfaiteurs. Je trouvais que Papa faisait bien du bruit. J’étais trop petit pour se cacher dans un tiroir.

Puis, en ouvrant une porte :

Chef: « Ohhhh !!! Regardez-moi cela, ils ont un gamin ! »

Ce n’était pas Papa…, mais un homme avec un fusil à eau. Non, c’était bien un vrai. Il me pointait devant ma mère terrifiée. Ses mains tremblaient contre sa poitrine. Je me recroquevillais gardant Andersen dans mes bras.

Maman: « S’il-vous-plaît, ne nous faites pas de mal…Prenez tout ce que vous voulez, mais laissez-nous !!! »

Chef: « Salut toi, viens pas ici, mon bonhomme ! »

J’avais peur en voyant ma mère dans cet état. Je ne comprenais pas ce que pouvait bien faire ces inconnus chez moi. Tout ce que je savais, c’est que j’avait peur. Andersen n’a jamais été aussi serré entre mes petites mains.

Elle comprit l’intention du gars, un hurlement jaillissait de ses lèvres :

Maman: « Non !!! Ne prenez pas mon fils !!! Je vous interdis de me le prendre. Il n’a rien fait !!! »

L’arme dans sa direction, Maman devait obéir sachant qu’une seule erreur peut tout faire basculer. L’homme me prit dans ses bras. Apeuré, je pleurais réclamant ma mère. Elle ne pu se contenir étant détacher de moi :

Son fils dans les bras, un flingue dans sa main ; la menace fut aussitôt enclenchée :

Chef: « Où est l’argent ? »

Maman: « Je vous en prie ! Laissez mon fils en dehors de ça !! »

Chef: « Tu vas d’abord me dire où est le fric ! »

Elle n’arrivait pas à parler. La tension bloquait sa gorge ne fixant que moi qui pleurait dans les bras du cambrioleur. D’un seul coup, l’homme devient plus agressif. Son complice prit ma mère par le bras :

Chef: « Tu sais ce qui arrive quand on me fais du mal fiston? Viens, on va te montrer ce qui se passe si ta mère refuse de nous aider… »

Ils quittaient la pièce principale pour se rendre dans la section des batteries. Elle continuait de supplier les deux hommes de les laisser et partir, mais ils étaient trop préoccuper à me montrer de son père.

Il était assis sur une chaise. Il ne bouge pas, mais ses yeux était enflés. Sa bouché était ouverte. Il est taché de rouge. Le même rouge que sur le sol et sur sa bouche. Papa essayait de parler, mais il n’arrivait pas. Maman hurlait découvrant son conjoint dans cet état. Je pleurais de plus bel pleu tendant mes mains vers mon père;

Dwayne : « Papa !!!! »

Chef: « Papa est malade !!! Alors, Maman doit dire au monsieur où se trouve l’argent. »

Son arme se tournait vers ma tempe.

Chef: « Maman n’a qu’à lui dire et c’est tout… »

Maman: « Arrêtez, pas ça !!! Je vais tout vous dire !!! »

Chef: « Le fric !!! »

Torturée de voir son propre enfant utilisé comme cible, elle parla aussitôt :

Maman: « On a pas d’argent, m*rde !!! On arrive plus avec le centre commercial qui vient d’ouvrir. Tout ce qui nous reste se trouve à l’intérieur de la Gibson noir à côté de la caisse. »

Sans attendre, le complice laissait ma mère pour aller fouiller la guitare. Malgré la situation, elle souriait à son garçon tentant de le rassurer, mais j’étais terrorisé par la tête du fusil contre ma tempe. D’un seul coup, je venait de comprendre que mes parents n’avaient pas une vie heureuse ; qu’ils ont tout fait pour me cacher leur problème.

L’homme revient avec le rouleau entre les mains ;

Complice: « C’est tout ce qu’il y avait… »

Maman: « Vous avez tout ! Rendez-moi mon fils !!! »

Le sourire des deux hommes jaillit sur leur visage. Pourtant, en retirant l’élastique, le compte était minime. Il en avait pas assez. Voyant le résultat, ma mère tentait de s’approcher pour me prendre. En me regardant, elle leva les mains dans ma direction :

Maman: « Vous êtes content, maintenant ? Libérez mon fils ! »

Chef: « Il n’y a que milles dollars ! »

Maman: « C’est tout ce qu’on a ! »

Chef: « C’est pas assez !!! »

D’un coup, il poussait ma mère avec une telle violence qu’elle tomba au sol. Elle ne baissait pas les bras et elle se redressait afin de me reprendre. Le cambrioleur me laissait filer. Je courrais pour rejoindre ma mère :

Maman : « Dwayne ! »

Bang !

Elle était si près, mais elle tombait avant que je l’ait rejoint. La balle toucha sa poitrine ne voyant rien venir. Ses yeux se sont concentrés sur moi avant de chuter au sol. Sa tête frappa le sol laissant glisser son corps contre le parquet. Un sourire sur ses lèvres inertes…

Dwayne : « Maman !!!! »

Je criais dans la boutique. Au près de ma mère, je l’a secouait tentant de la réveiller, mais en vain :

Dwayne: « Maman !!! Maman ! Ne me laisse pas tout seul ! Réveilles-toi ! »

Complice: « Tu es fou ou quoi ??? Qu’est-ce qui t’a prit de la tuer ? »

En ramassant le fric, le complice n’avait entendu que le coup de feu pour apercevoir ma mère tomber. Un coups de feu et des hurlements ; la police va intervenir d’une minute à l’autre.

Chef : « Tu voulais qu’elle nous dénonce ! Elle aurait eu assez de cran pour le faire… »

Dwayne: « Maman !.... »

Je m’arrêtais un moment et se retournait vers les deux tueurs. Puis, je serrait mon canard Andersen. J’étais terrifié;

Complice: « Qu’est-ce qu’on fait du gamin, maintenant ? »

Tous les deux fixèrent le petit au canard noir. Je me faisais petit serrant sa peluche. Je fermais les yeux :

Et il vola dans l'eau, où il nagea vers les superbes cygnes, qui l'aperçurent et accoururent à lui à grands coups d'ailes.

- Tuez-moi si vous voulez ! dit le pauvre animal.

Et il pencha la tête sur la surface de l'eau, attendant la mort...


Et j’entendais les coups de feu…

Un…Deux…Trois…Quatre…

Je me sentais pressé par une force extrême. Des mains, des mains d’hommes. Des mains de musicien.

Dwayne : « Papa !!! »

J’entourais mes petits bras autour de son cou. Je ne l’ai jamais serré autant.

Quand j’ouvris les yeux, je voyais devant moi les deux hommes étendus dans une marre de sang et cet immense fusil aux pieds de mon père. Il m’a sauvé la vie. La seule vie qu’il pouvait encore protéger.

C’était la dernière fois que je l’ai autant serré. Je ne voulais pas le quitter.

Papa : « Dwayne, mon garçon, mon petit musicien. Écoutes…Écoutes-moi, mon gars. Ne laisse personne te barrer la route. Personne. Tu entends ? Tu as un don. Tu as l’art. Tu as la musique. L’arts de maman et ma musique en toi, fiston. N’oublie jamais cela. Vit tes rêves, pas ceux des autres. C’est toi qui mènes le show, mon gars…Joue ce que tu veux et laisses-toi emporter. Je t’aimes…Je vais tout faire pour te retrouver, crois-moi. »

Mes mains faibles n’ont pas pu le retenir près de moi. Les policiers avait enchainés ses poignets m’empêchant de l’approcher. J’ai crié de toutes mes forces, mais un enfant ne peut pas gagner contre la justice. La jusitice…Cette femme aveugle qui ose diriger les hommes faces aux lois. Elle n’a rien compris. Cette justice a fait de moi un orphelin. Un gamin perdu face à une société peu accueillante.





Dernière édition par Dwayne E. Walker le Mar 25 Oct - 8:22, édité 12 fois
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Dwayne E. Walker



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MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 4:30



Le vilain petit canard (Suite)



Un petit canard noir dans ses mains…

Les policiers m’ont présenté le petit Dwayne Evans Walker. Il a été sauvé de justesse par son père. Nous l’avons pris au centre d’accueil à bras ouvert. Ce petit a vécue une terrible situation ; voir sa mère mourrir sous ses yeux et son père partir en prison. Un enfant de 6 ans…

Il n’a pas parlé tout le long du transfert vers notre établissement. Son regard se concentrait uniquement sur son canard en peluche ,quelques livres qu’il avait en sa possession et sa guitare. Nous lui avons permis de transporter des effets personnels qu’il avait dans son appartement. C’était ses seuls recommandations : son canard, les livres de Andersen et sa guitare rouge.

Par la suite, plus un mot, plus un son. Dwayne n’à pas créer le moindre bruit durant tout le trajet. J’étais troublé par son regard. Il était vide n’apparaissant aucune émotion quelconque. Que de la tristesse. Je pouvais comprendre au début puisque nous venions le chercher quelques jours après son congé de l’hôpital. Il y avait des psychologues et des médecins ainsi que des médias qui tentaient de lui tirer quelques mots, mais rien…Dwayne restait silencieux faisant tourner les pages de son livre. Je n’avais vu aucun autre membre de sa famille proche venir le voir. J’ai compris que les parents de cette enfant avaient coupé les ponts avec leur entourage. Personne ne voudrait prendre soin d’un enfant dont on ignore son existence. C’est alors que mon intervention arriva.

Arrivé au centre, Dwayne ne s’intégrait pas avec les autres. Il se contentait de trouver un endroit confortable, il lisait ses contes préférés ou jouait de la guitare. Je trouvais plutôt étonnant que cet enfant sache lire quelques mots et jouer avec une telle finesse. Sa mère et son père devaient sans doute lui donner quelques cours. Malheureusement, ils n’ont pas eu le temps de les approfondir. Cela m’inquiétait par contre de le voir aussi distant des autres jeunes de son âge. Aucune communication, seulement des regards qu’ils jetaient. Ce regard qui m’a troublé n’avait pas changé. Il était si dur et froid que les enfants en avaient peur. Une bulle avait été créée autour de lui. Les petits ne dépassaient pas la limite par peur de le voir se retourner dans leur direction. Ils le surnommaient même ; le bizarre.

Ce nom ne changeait pas avec le temps. Il empirait. Ils racontaient des histoires sur la raison de son arrivé dans le pensionnat ; qu’il aurait tué ses parents en les assommant avec ses livres et c’est pour cette raison qu’il ne veut pas les partager ou que son canard cache un couteau qu’il aurait servit pour trancher la gorge de sa mère…

Je voulais aider cet enfant solitaire. J’ai engagé plusieurs psychologues pour le faire parler. Les premières échouèrent prétendant qu’il serait schizophrène grave ne pouvant plus communiquer avec le monde réel. Je n’abandonnais pas observant souvent son comportement. Il murmurait des mots à son canard et lisait beaucoup ses livres. Ce sont les deux choses les plus précieuses ; sa peluche et ses livres. Lorsque je discutai avec une des psychologues de la région ; Mademoiselle Katryn Spencill, elle accepta de le rencontrer. Un an c’était écoulé depuis l’incident et il gardait toujours ce visage que j’ai vu lors de notre première rencontre ; sans vie et sombre.

Katryn : « Bonjour Dwayne, je m’appelle Katryn. J’aimerais parler avec toi, tu veux bien ? »

Dwayne: « …. »

Katryn: « Je vois que tu as une as un beau canard. Tu peux me dire comment il s’appelle ? »

Dwayne : « … »

Katryn : « Ohhhh, tu aimes beaucoup les contes de Andersen. C’est lequel ton préféré ? »

Dwayne: « … »

Katryn: « Moi, c’est celui du vilain petit canard…Tu connais sans doute ? »

J’ai vu au travers de la vitre son regard qui c’était transformé. Katryn avait touché un point sensible du petit :

Katryn : « Mais le pauvre caneton qui était sorti de l'oeuf le dernier, et qui était si laid, fut mordu, bousculé et nargué, à la fois par les canes et les poules.
- Il est trop grand, disaient-elles toutes. »

Dwayne : « Et le dindon, qui, étant né avec des éperons, se croyait empereur se gonfla comme un cargo à pleines voiles, se précipita sur lui, puis glouglouta, et sa tête devint toute rouge. Le pauvre caneton ne savait où se fourrer, il était désolé d'avoir si laide mine et d'être la risée de toute la cour des canards. »

Il avait parlé. J’entendais sa petite voix d’enfant au travers de ses lèvres sèches. Le vilain petit canard est son histoire préférée. C’est ainsi que Katryn a amorcé son entretient avec Dwayne. C’était la seule qui parvenait à lui parler. Andersen fut le sujet primordial des discussions. Ses poèmes, ses contes, ses histoires moralisatrices ; il connaît tout de cet homme. Par la suite, d’autres grands auteurs poursuivirent les rencontres hebdomadaires. La musique était une autre de ses passions nous montrant différents morceaux que son père lui avait appris. J’étais sidérée par tant de talent. Katryn jouait aussi le rôle de l’enseignante. Elle lui inculquait les matières de base accompagnées d’une professeure expérimenté dans les cas problème. En sa présence, le petit rayonnait en écoutant et apprenant tout ce qu’on lui enseignait. Les années passèrent et le petit devenait rapidement un génie.

En dehors de cette classe improvisée, il ne changeait pas. Dwayne restait le bizarre. J’essayais de faire comprendre aux autres l’histoire qui avait rendue cette enfant distant avec les gens. Je les encourageais à prendre les devants et rencontrer ce petit bonhomme intelligent. Certains m’écoutèrent en allant se présenter après 4 ans d’hésitation. Malheureusement, les plus rebelles virent que malgré son âge, Dwayne portait encore Andersen avec lui. Il avait maintenant 10 ans et ce n’était plus de son âge d’emporter une peluche dans le moindre de ses déplacements. J’ai vu ces voyous s’emparer du canard obligeant Dwayne à se défendre pour tenter de le récupérer. Les larmes sur ses joues suppliant de rendre ce qui lui restait de sa famille m’obligèrent d’intervenir. Je ne voulais pas qu’il régresse n’ayant plus cette confiance qu’il portait pour Katryn et moi. Au moment où j’allais les rejoindre, j’ai constaté l’horreur.

Le petit Dwayne inoffensif, timide et réservé était en train de frapper avec violence celui qui avait mené le bal d’Andersen. Il était complètement écrasé sous Dwayne qui se déchainait sur son visage. Je ne pouvais pas croire que cet enfant était si violent et agressif. Ma voix ne calmait pas l’ardeur du petit. J’ai dû le saisir par la taille pour tenter de dégager l’autre enfant. Il était soudé. Il s’accrochait tirant les cheveux du jeune blessé hurlant de rage. En prenant ces mains, j’ai commis une grave erreur. Je reçu un coup au visage faisant saigner mon nez. Je tenais dans mes bras un enfant incontrôlable…

En isolant dans une pièce, il est redevenu le petit Dwayne innocent serrant son canard qu’il avait sauvé. Katryn tentait de comprendre sa réaction en lui posant des questions vagues. Plus les questions devenaient précises, plus le jeune Dwayne devenait nerveux :

Katryn: « Tu tiens beaucoup à ce canard, Dwayne ? »

Dwayne : « Oui, Papa me l’a donné quand j’étais bébé. Maman me racontait souvent le vilain petit canard… Mais le pauvre caneton qui était sorti de l'oeuf le dernier, et qui était si laid, fut mordu, bousculé et nargué, à la fois par les canes et les poules. »

Katryn : « Tu ne voulais pas le partager avec ton camarade ? »

Dwayne: « NON ! Il ne voulait pas partager… Il voulait le détruire ! Il voulait détruire Andersen… »

Katryn : « Pourquoi il voulait le détruire, Dwayne ? »

Dwayne: « Parce qu’il n’aime pas Andersen ? On n’aime pas les vilains petits canards. Les vilains petits canards ne sont pas aimés ! Et les canards le mordaient, les poules lui donnaient des coups de bec, et la fille qui donnait à manger aux bêtes, le renvoyait du pied. »

Katryn: « Et tu l’as frappé ? »

Dwayne: « Oui ! Je l’ai frappé avant qu’il me frappe. Il voulait aussi me frapper…On frappe les vilains petits canards parce qu’ils semblent être différents, mais ils sont comme tous les autres. Il faut te battre dans la vie. Bats-toi !! »

Katryn: « C’est ta maman qui t’as dis ça, Dwayne ; qu’il faut te battre ? »

Dwayne: « … »

Katryn: « Dwayne? »

Dwayne:« - Oh ! Dieu merci, soupira le caneton, je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre !!! »

Katryn: « Dwayne ? C’est ta maman qui t’a dis de te battre ? »

Dwayne: « Maman…Maman m’a lu ce livre plus de 20 fois, je le connais par cœur !! »

Il refusait de coopérer. Parler de sa mère, de ses parents était un obstacle. Katryn ne voulait pas encore percer cet abcès. Dwayne venait de vivre des émotions fortes et c’était la première fois qu’il avait posé ce geste…

Quand ce n’est plus une première fois...Que ces actes de violence deviennent quotidiens ; ce n’est plus une excuse. Il n’y avait plus que les enfants qui le craignait ; les membres du personnel aussi. Il s’en prenait au adulte qui entrait dans sa chambre, aux enfants se moquaient de lui ; quiconque qui s’approchait trop près sans son accord ; il intervenait avec violence en balançant tout ce qui lui tombait sur la main ; des crayons à l’encre jusqu’à des ciseaux. Il grandissait et la noirceur l’entourait de plus en plus. :

Katryn: « Dwayne, j’aimerais te parler de ton comportement. Tu sais ce que tu fais ? »

Dwayne: « Je frappe avant qu’on me frappe. Il faut te battre, Dwayne. Sinon, les canards vont te piquer avec leur bec… »

Katryn:« Personne ne te veux du mal ici,Dwayne. On fait tout pour que tu sois heureux… »

Dwayne:« Ils sont encore là…Ils me guettent. Je suis encore là. »

Katryn:« Tu me parlent de qui, Dwayne? »

Dwayne:« Les canards…Ils vont me piquer avec leur bec… »

Katryn:« Ce sont des grands canards…Ils m’ont déjà piquer avec leur bec. Leur long bec dur… »

Katryn tentait de déchiffrer ses dires. Dwayne faisait des allusions de ce qui s’est passé, il y a 4 ans :

Katryn:« Dwayne, tu es en sécurité ici, avec nous... »

Dwayne:« NON !! Je sens qu’ils sont là, ils sont tout près…Ils me font mal !...Et il demeura immobile pendant la grêle de plomb dans les joncs et la pétarade des coups de feu. »

Je voyais Katryn qui avait une certaine frayeur dans son regard. Andersen était au sol et Dwayne s’est levé de sa chaise :

Katryn:« Dwayne, tu dois m’écouter… »

Dwayne:« Non, il ne faut pas écouter les gens qui te veulent du mal… La tempête faisait tellement rage autour du caneton qu'il dut s'asseoir sur sa queue pour y résister ; et cela devenait de pis en pis ; mais il s'aperçut que la porte avait perdu un de ses gonds, en sorte qu'elle était accrochée de guingois, et que par la fente il pouvait se faufiler dans la cabane c’est ce qu'il fit. »

Katryn:« Je ne veux pas te faire de mal, Dwayne. »

Dwayne:« Oui, vous voulez m’amener ailleurs qu’ici parce que je suis méchant. »

Katryn:« Dwayne, tu dois apprendre à maintenir ta colère. Ce n’est pas vrai tout ça… »

Dwayne:« Ma mère m’a dit que je ne dois pas écouter les gens qui me veulent du mal. »

Katryn:« C’est faux, Dwayne… »

La tempête éclata. Je vis le visage de Dwayne venait de se transformer. Une terrible colère se propagea dans tous ces membres. Katryn venait de commettre une erreur d’affirmer ce genre de conclusion devant cet enfant.

Dwayne:« Ma mère n’est pas une menteuse !!! »

D’un bond, la main du jeune saisit le crayon métallique de la psychologue et lui planta dans l’épaule .Une flèche ! Une véritable flèche. Elle avait un crayon planté dans sa chair et le sang commençait déjà à couler. J’appelai aussitôt les premiers secours et des intervenants pour maîtriser Dwayne. J’ignore ce qui c’est passé, mais je venais de découvrir l’autre visage du petit : très sombre et violent.

Je ne pu le garder. Il était devenu celui que je ne voulais pas qu’il soit ; un monstre. Sa violence et son comportement effrayaient tout le Centre. Dwayne avait raison ; je ne pouvais pas le garder. Heureusement, son père était intervenu. Plutôt, son meilleur ami. Il a accepté de prendre soin de cet enfant. Un musicien, vendeur d’instrument de musique. Un univers où il se plaira, surement. J’ai entendu dire que sa passion pour les livres et la musique ne cesse d’augmenter. Je suis curieuse de savoir si son visage s’est transformé. J’ai un peu peur pour lui et les autres. Honnêtement, on ne peut changer personne. Un vilain canard reste un vilain canard…




Michael…

Le meilleur ami de mon père. Le seul qui voulait bien de moi alors que je plongeais littéralement dans le gouffre. Je n’avais plus rien pour m’accrocher. Presque plus rien. J’avais toujours les arts. La littérature et la musique. La première fois que j’ai vu cet homme, il était accompagné d’une guitare. Je l’ai tout de suite respecté partageant ce lien pour les cordes. Ma colère se dissipait me laissant poursuivre mes rêves et mes ambitions. C’était ainsi que j’ai quitté les Amériques et mes mauvais souvenirs pour me retrouver en France.

Une vie des plus rêvés. Un tuteur musicien, une boutique de musique, des guitares en plus finir et des instruments que je découvrais au fil des jours. Cet homme avait la richesse et la patience de me les faire connaître. J’étais entêté à les maîtriser augmentant mes capacités musicales. J’étais émerveillé et lui fasciné par ma rapidité d’apprentissage. Je n’étais pas ce qu’on pouvait appelé un génie, mais j’ai pris le temps de saisir tous les points forts et faibles de chacun des instruments que je maîtrise. Un respect devait se faire avec eux afin qu’ils puissent nous laisser jouer les morceaux les plus doux aux plus dures. J’avais la confiance de Michael qui me montrait, peu à peu, sa boutique et les rudiments de la réparation d’instrument. J’en connaissais déjà avec mon père, mais ces enseignements étaient plus frais dans ma mémoire.

Je n’ai pas oublié mon père. Non, au contraire. Il hantait mes tourments. Je lui écrivais souvent des lettres pour le rassurer. Je m’amusais même a lui envoyer des compositions afin qu’il imagine la sonorité de chacun d’eux. Je savais qu’il était fier de moi. Je le sentais dans ses réponses et cessait de me parler de maman. Malheureusement, c’était difficile pour moi de le sentir aussi loin de moi, alors que j’avais tellement besoin de lui.

Michael était un homme formidable, mais cela ne m’empêchait pas d’avoir des problèmes. Des problèmes sociaux…

L’école….Un calvaire.

Mon père désirait que j’aille à cet institut afin d’apprendre à me maîtriser et me défendre par l’intelligence. Je comprenais son désir, mais j’avais du mal avec les répercussions que cela me donnait. Non, je n’avais pas de difficulté à être calme et attentif aux cours. C’était en sortant des classes que cela devenait plus difficile. Les regards, les murmures, les gens qui me pointaient lorsque je leur faisais dos. Je savais fort bien ce qui se passait. Je n’avais même pas fait un pas dans cette école et déjà j’avais une réputation. Une mauvaise réputation :

« C’est Dwayne Walker. Il paraît qu’il aurait tué sa mère parce qu’il ne voulait pas manger son dîner. » - un étudiant de sa classe-

« J’ai entendu dire que son père était en prison. Il aurait incendié une maison tuant une famille au complet. » - Professeur de Math-

« Il paraît qu’un gars de sa classe lui a adressé la parole. Il a passé 2 jours à l’infirmerie. » - un étudiant-

« Je le trouve hideux, ce clébard. Toutes les filles le trouvent laid, d’ailleurs. Il ne faut pas le regarder dans les yeux, on peut tomber inconsciente. » - une jeunesse de son cour de musique –


Comment un gamin pouvait se sentir ? J’étais mort d’avance, dans ces murs. J’avais le rôle du ténébreux, du bizarroïde ou du tueur en série. De toute façon, je n’avais pas cette envie de connaître qui que ce soit. C’était peut-être un peu prétentieux, mais j’avais une longueur d’avance sur eux en maturité. Je m’empressais de terminer les cours pour vers la boutique. Je sortais rarement de là. Je ne voulais pas participer à aucune activité. Aucun jeu. J’étais toujours l’intrus au fond de la classe ou l’idiot au bout de la table. Si cela m’était impossible d’avoir la paix, je me créais une bulle en jouant une composition ou je passais mon temps à la bibliothèque à la découverte de nouveaux auteurs.

Comment les gens peuvent ignorer tous ces êtres qui ont écrit sur le monde ? Des histoires magnifiques ce cachent derrières ces couvertures et qui n’attendent qu’être lu. La bibliothécaire me reconnaissait et était toujours étonné de me voir sortir des œuvres littéraires. Jamais de bandes dessinés. Mes notes s’en ressentaient, mais ce n’était pas ma priorité. Je voulais comprendre le monde. Connaître les différentes pensées des écrivains d’ici, d’ailleurs au travers des époques. Des inspirations pour mes futures compositions…

« Excuses-moi, tu pourrais m’aider ? »

Je ne bougeais plus. On m’avait parlé, après 3 ans de silence ? Était-ce vraiment le cas ? Je ne pouvais pas croire qu’une personne assez folle m’adressait la parole. Je gardais mon regard sur mon livre de Shakespeare et je tournais la page.

« Youhouuu ! C’est à toi que je parle. Tu pourrais me donner le livre en haut ? Tu es assez grand pour me le donner. »

Je baissais les yeux, aussitôt. C’était une fille. Une fille qui me regardait dans les yeux et qui me souriait. Elle devait être sans doute nouvelle. Elle ne connaissait pas les ragots sur moi.

« Alors, tu me le donnes, s’il-te-plaît ? »

J’avais la gorge tellement sèche. Je n’avais pas parlé depuis 3 ans et elle me prenait par surprise. Je ne savais pas quoi faire. J’étais complètement déstabilisé par son audace, sa gentillesse et…sa beauté.

Oui, c’était une belle fille. Une belle femme. J’en avais croisé plusieurs, mais aucune qui a eu le cran de venir à ma rencontre.

Je pris le livre et je lui tendais faisant attention de ne pas la toucher. Elle était surprise de mon attitude distant. Dès qu’elle le prit, je m’effaçais en prenant le chemin inverse.

« Hey ! Attend ! Pourquoi tu cours comme cela ? Je te fais peur ? »

J’étais piégé. Elle était devant moi. Elle me bloquait comme un mur. J’essayais de la contourner. Elle me bloquait de nouveau.

« Tu ne veux pas me connaître. »

« Pourquoi ? »

« Parce que…c’est une erreur de m’adresser la parole. »

« Tu te fous de moi ? »

« NON ! JE SUIS SÉRIEUX ! »

Je l’avais effrayée. J’étais devenu colérique d’un coup. Je n’avais pas le don de la discussion. Je n’avais pas de don pour une relation, tout simplement.

« Tu comprends, maintenant. Laisses-moi… »

Elle m’avait saisie. Elle m’avait marqué. Je songeais à elle, durant des nuits. La seule dans tout l’école qui m’avait parlé et j’avais fait en sorte que ce soit la dernière. Je l’avais aperçu quelques fois, au loin. Une fois, elle semblait vouloir me voir, mais une main forte la retenue. Et voilà. Elle venait d’être au courant de ce vécu que les autres m’adressent. C’était fini…

Enfin, je l’avais cru…

Durant première journée d’été, j’avais osé m’afficher avec ma guitare dans la cour. Je m’étais installé avec mes compositions et je jouais. Je devenais musicien à leurs yeux. Je devenais quelqu’un et elle m’avait vu.

Alors que je terminais mon dernier accord :

« Wow ! C’est très jolie ! Tu es doué !»

Elle était là, assise à côté de moi. Bien des regards se sont braqués sur nous. Comment cette fille pouvait être si près du Clébard ? Clébard, c’était mon surnom. Un animal vorace mangeur de chair...
Je sursautais presque sur place. Je me demandais ce que je devais faire. Fuir, comme je l’ai toujours fait ou…tenté ma chance et entretenir une conversation ?

Ma bouche tournait dans tous les sens ne sachant pas quoi dire.

« Euh…Je…Euh…Bien…Merci ! »

Je me levais aussitôt prenant mes affaires.

« Qu’est-ce que tu fais ? Tu fuis encore ? Tu comptes faire cela à chaque fois qu’une fille te parles ? »

J’étais sous le choc. Me parler sur ce ton par une inconnue. Le Clébard lui aurait sauté au visage, mais…je n’étais pas cet homme. Pas aujourd’hui. Je décidais de m’asseoir.

C’était un bon début. Un très bon début…

Je venais d’entreprendre ma première conversation consentante avec une fille. J’avais du mal dans les premiers temps. C’était elle qui menait le bal parlant de tout et de rien. Je ne faisais que l’écouter. Je la regardais attentivement découvrant chacun de ses traits sur son visage. C’était fascinant de voir une femme de près. Comme toujours, j’enregistrais. J’apprenais à la connaître. Je ne voulais pas perdre un moment de cette conversation.

« Assez parler de moi, Dwayne. J’aimerais savoir un truc. Est-ce que c’est vrai que tu as déjà tué un gars d’une main en lui défonçant le crâne sur un mur ? »

Je ne savais pas pourquoi, j’ignorais comment, mais j’ai éclaté de rire. C’était toute une sensation étrange. Mon ventre qui se contractait. Ma voix qui était totalement différente. Ma gorge qui se tordait. J’ignorais un tel effet. Cela faisait longtemps…

« Tu sais rire ? Bon sang ! C’est la première fois que je vois tes dents, Dwayne ! »

Ce n’était pas la dernière fois, non plus. Notre conversation s’est étalée pendant les dernières semaines de cours avant les vacances. Notre relation s’améliorait de plus en plus Elle m’aidait avec mes cours et moi je lui donnais des cours de littérature et de guitare. On passait nos journées ensemble à la bibliothèque, dans la cour, même qu’elle venait à la boutique.J’avais enfin quelqu’un. J’avais une amie.

Bien sûr, cela ne plaisait pas à tous. Ces amis se sont vite aperçus de notre réciprocité. Je les voyais la confronter dans son choix de me fréquenter. Je craignais qu’elle cède. Il m’est arrivé plusieurs de la voir partir dans le sens contraire avec ses amis, mais dès que je songeais au pire, je sentais son bras autour du mien. Je ne cessais pas de la regarder :

« Dwayne, le cour est de l’autre côté. »

« Ohhh, je…Désolé. »

Je souriais. Je souriais dans les corridors devant tous ces élèves ahuries de mon état. Je pensais constamment à elle : dans ma tête, dans mes chansons, dans ma poésie et mes dessins. Je la voyais partout. Je crois que c’est ce qui se passe quand on est amoureux. Tant de livres m’ont appris les symptômes et je les ressentais de plus en plus. Je ne pouvais plus garder cela pour moi.

Je la reconduisais à sa classe, lorsque je m’arrêtais, un moment.

« Dwayne, ça ne va pas ? »

« Euh…Oui,…enfin…Je…Tu sais…Bientôt…C’est la fin de l’année..et…tu sais…On s’entend bien et…le bal..Alors… »

« Oui, je veux bien aller au bal avec toi, Dwayne. »

J’étais instable. Je ne tenais plus en place. J’aurais pu m’évanouir. Sur le coup, sans avertissement. Mes jambes ont fléchis. Elle ne cessait pas de rire en me voyant faire le pitre sans le vouloir.

Le temps que je me suis préparé à cette soirée ? Je l’ignore. J’avais vérifié des dizaines de fois mon habit, le parfum, ma coiffure et mon sourire. Je lui avais acheté une belle broche. J’étais impatient de la voir dans sa robe.

Une beauté sortie d’une toile. Un oiseau aurait pu faire un nid dans ma bouche tellement j’étais subjugué. Je souriais comme un enfant. Elle souriait comme une déesse. Ma nervosité m’empêchait de bien faire mon rôle de cavalier.

J’étais encore devant la porte d’entrer du Bal tenant ma broche avec une telle force qu’elle pouvait se faner d’un moment à l’autre.

Alors que je m’approchais d’elle, une silhouette me coupait la route. C’était lui. Cet ami tant méfiant à mon égard. Il était en habit. Un habit plus propre que le mien avec un bouquet plus volumineux que le mien. Il se dirigeait tout droit vers elle.

Par contre, la réaction de ma cavalière n’était pas des plus joyeuse.

« Qu’est-ce que tu fais ici ?! »

« Salut, ma chérie ! »

J’étais écœuré. Je ne voulais pas regarder cela. C’était drôle ce que les symptômes de l’amour peuvent faire quand on observe celle que l’on aime embrasser un autre. Je regardais mon bouquet qui devenait de plus en plus inutile. Tout comme moi…

Elle n’avait pas apprécié. Sa main le gifla d’un coup :

« Qu’est-ce qui te prend ? C’est fini et tu le sais ! »

Durant tout ce temps, elle était avec lui… ? Je n’avais jamais ressenti cela auparavant, mais les auteurs n’ont décrient qu’une infime partie de la douleur qu’on peut ressentir. J’étais fou de rage et tellement triste à la fois. Elle s’était foutue de moi, comme tous les autres. Pourtant, mon cœur continuait de croire. J’observais la scène. Ce gars commençait à jouer sur ma tension. Il l’a brassait sans gêne.

« Non ! Tu ne vas pas me laisser et aller au bal avec le Clébard ! »

« Lâches-moi ! J’ai le droit de faire ce que je veux ! »

« Non ! Pas sans moi ! »

« Arrêtes ! Tu me fais mal ! »

C’était la même chose. Les mêmes sentiments. La même scène. Je voyais ma mère au travers de cette fille. Je voyais le Shylock au travers de ce naze. Je pompais. Je pompais littéralement. Mes narines grossissaient par ma respiration accélérée. Ma poitrine augmentait. Mes poings se formaient. Je n’avais pas pu répliqué étant enfant, mais cette fois-ci, je pouvais empêcher un homme faire du mal à une femme.

Cela n’avait pris que quelques secondes et j’avais cet homme entre les mains. Et j’ai frappé ! J’ai frappé de toutes mes forces. Toute ma rage. Toute ma colère s’est vidée sur le corps de ce type. Je criais ! Je frappais ! Une foule se formait autour de nous, mais je continuais de la venger. De me venger !

Jusqu’à ce qu’on me pousse. J’étais ailleurs durant ces quelques minutes et je revenais à moi. J’étais à genoux, essoufflé. Je m’essuyais la bouche et je remarquais mes mains recouvertes de sang. Mon veston propre était ensanglanté. Et là, devant j’avais un corps inerte entouré d’une équipe médicale. Je remarquais ensuite tous ces visages qui me fixaient avec une telle frayeur. J’avais massacré un garçon à main nue par une forte colère.

Elle était là, en larme, enlacé dans les bras d’une amie. Je me levais aussitôt et je voulais m’approcher d’elle…

« Il voulait te… »

« Ne t’approches pas de moi !!! Tu es fou ! Regardes ce que tu as fais !!! Tu l’as défiguré !!! Tu l’as défiguré !!! Tu n’es qu’un monstre, Dwayne ! Je ne veux plus jamais te voir !!! Jamais ! »

Je ne pouvais plus faire un pas. Mes mains étaient nouées dans mon dos. C’était des autorités. Ils ont osés appelés les autorités, alors que je venais de lui sauver la vie. Je la regardais avec tant de tristesse. Je pleurais..Je m’époumonais en hurlant son nom. Je me débattais. Elle ne s’est jamais retournée. Jamais…

2 ans…

J’ai passé deux ans enfermé. 2 ans a observer une cour d’asphalte, à tourner en rond dans ma cellule et à me poser cette question : Qu’avais-je fais de mal ?

Je recevais des visites de Michael, qui continuait de croire en moi, malgré tout. J’ai pu avoir des livres, ma guitare et une planche à dessin. J’ai continué d’écrire des chansons. Plus sur l’amour…Non. C’est trop pénible. C’est trop lourd et néfaste pour un homme.

Encore une sale réputation: j'étais un Walker. Certains étaient des représentants de mon ennemi juré: le meurtrier de ma mère. Heureusement,j’avais le respect de plusieurs compatriotes de cellule. J’animais ma bande avec des prestations musicaux et mes acquis littéraires. J’ai rencontré des gens très sympathiques, passionnée de musique, mais je n’ose pas encore les appeler des amis. Je prends le temps, maintenant, avant de sauter au conclusion.

Maintenant que je vais sortir, je ne pourrais pas reprendre une vie normale.. Je suis toujours sous la protection de Michael, mais je dois poursuivre ma réhabilitation. Je vais devoir passé ma dernière année dans un Centre pour jeunes en difficulté. Me retrouver dans une boîte avec des délinquants, des drogués ou des gros incultes. Bref, je ne sens pas que je vais apprécier ce séjour.Pourtant, je dois le faire : pour moi, pour mon père et ma mère. La musique, c’est plus fort que tout pour moi et je n'ai pas l'intention de laisser tomber mon rêve.





La Musique:

" Il m’est toujours impossible de décrire parfaitement ce que je ressens. Je suis complètement envahi par une force que je ne peux contrôler. Je ne suis pas tout à fait moi-même dans ces moments. J’incarne des sons, des notes qui produisent une chanson. Les paroles me viennent dans une pulsion, provoquée sur l’instant. Différents états d’âme peuvent former une multitude de pièces. De grands artistes l’ont fait bien avant moi avec tant de sincérité et de vigueur. Cependant, en raison de leur talent, ces derniers sont devenus oppressés par la popularité et le besoin de plaire. Ils doivent créer un produit qui correspond à des critères précis. Des critères qui ne sont pas nécessairement ceux qui les animent. Ils doivent créer ce sentiment afin de construire ce produit. Ce sentiment n’est pas sincère… Il n’est pas vrai. Comment chercher la magie de la musique par un mensonge ? C’est ce qui m’effraie quand je me demande si je veux percer dans la musique. J’ai peur. J’ai peur d’être obligé de simuler des états d’âmes pour écrire. Ce n’est pas ce que je fais et je ne veux pas le faire. Ce n’est pas moi. Ce n’est pas ce que je dégage. Je crois être une personne vraie à travers mes chansons. Je me sens habité par la musique. Ma guitare et moi : c’est une personne. C’est spontané comme une émotion. Une réplique, un paysage, une odeur peut changer l’état d’esprit d’une personne. Bien des choses m’ont fait réagir et je les écris sur papier. C’est un besoin, une nécessité. Sinon, je suis pris avec ce grognement qui reste coincé à l’intérieur de moi. Je crois que c’est ce qui distingue les artistes de bien des gens. On parvient à exprimer nos sentiments par notre art. Nous arrivons à digérer tout ce qui nous dérange en laissant exprimer notre corps, notre tête. Et ce doit être comme cela pour tout le monde.La musique me permet d’être une personne reposée et calme. Je peux paraître renfermé dans mon monde. Oui, je ne parle pas beaucoup. Je préfère observer. Observer les gens et leur façon d’être. C’est très intéressant de comprendre les gens qui nous entourent. Ma musique n’est pas appréciée de tous et cela me va ainsi. Je suis une personne étrange, seul avec une guitare. J’assume ce que je suis. N’essayez pas de me changer. Il faudrait un miracle. "


Famille:
Une vie de famille bien difficile, mais très solide. Dwayne a eu le choc d'être témoin du meurtre de sa mère à l'âge de 6 ans. Son père est en prison depuis accusé à tord. Malgré la distance, Dwayne garde contact avec lui espérant l'aider à sortir de prison. Pour le moment, son seul soutient familial proche est le meilleur ami de son père: Michael qui gère une boutique en France.

Loisirs:
Musique, musique et encore musique. Elle occupe la plupart de son temps. Sinon, vous allez le trouvez avec un livre entre les mains. S'il a la permission, il visite les musées, assiste à des concerts et des pièces de théâtre. L'art est sa source d'inspiration et de survie.

Niveau scolaire:

Malheureusement, dû à son arrestation, Dwayne n'a que son Lycée de terminé. Il envisageait de faire un concentration en musique.


Exemple de RP :



Je quittais cette prison.

Je la quittais pour entrer dans une autre prison. C'était plus fort que moi. Je voyais les choses ainsi. Une bâtisse avec 4 murs qui a pour but de m'empêcher d'avoir une liberté.Des gens viendront sans cesse entrer dans ma bulle afin de me poser des questions sur tout et sur rien. Des analyses, des examens à n'en plus finir pour me connaître. Il ne suffit plus d'une simple communication. Aujourd'hui, tout est inspecté minutieusement par précaution. Je suis étiqueté comme étant un jeune homme violent et spontané. Malheureusement, ils ne voient que les écrits, jamais la personne derrière.

Depuis un certain temps que je rechignais. L'idée de me retrouver avec des délinquants qui seront, sans doute, plus jeune que moi m'inquiétais. Ce qui devait être un grand pas en avant pour moi, était un véritable recule pour ma conscience. Je retournais dans un univers d'accueil pour adolescent. Moi qui venais de passé 2 ans avec des adultes, la maturité ne sera pas le même. C'est évident.

" Vas-tu te taire, Walker ? Tu sors de prison, mon gars ! Sois heureux, certains d'entre nous ne sortiront jamais d'ici."

Non, je ne pouvais pas comparer l'atmosphère ici que dans un Centre. Les risques ne sont pas les mêmes.Ici, on ne sait jamais ce qui peut se passer en l'espace de quelques secondes.Une insulte, un coup de poing, un couteau.Toujours sur nos gardes voulant repérer la menace. Elle arrive de partout...

" On part Walker ?"

Cette voix. Je serrais mes bouquins dans mes mains n'osant même pas me retourner. C'était l'heure de la promenade. Le garde venait de siffler laissant les portes des cellules ouvertes. Je partageais mon temps avec quelque uns d'entre eux qui ont connu mon père et Michael.J'étais très sociable, mais quelques exceptions. Quand ceux-ci ne souhaitent que ta mort, les choses ne sont plus aussi amusante.

" J'espère que tu ne vas pas trop t'ennuyer de nous."

J'avais annoncé la nouvelle qu'à mes compatriotes proches espérant le moins de commérages possible. Un échec de toute évidence, voyant ce salaud devant la grille de ma cellule. Je continuais de ranger le peu que je possédais dans une boîte.

" Parce que nous, on va s'ennuyer de toi. On t'oublieras pas, tu sais ?"

Ils n'ont pas cessé de faire leur acte de présence voulant toujours que je les remarques, que je sentent leur présence. Ils savent qui je suis et j'en sais tout autant sur eux. Ils veulent ma perte, que je succombe, que j'abandonne. Ne plus être dans leu champs de mire. Je suis un des seuls pouvant faire tomber leur chef et c'est de cette façon qui se prenait pour me faire taire. Seulement, j'ai très bien entouré, ne parvenant pas à m'atteindre.

Cette fois-ci, c'était autre chose....

Malgré ma force de caractère, je prenais ces attaques au sérieux. Je lui faisais face. D'autres hommes de la troupe se multipliait derrière un des représentants du groupe.

" Tu oses jouer les dures et l'insensible devant nous, mais tu verras que c'est pas fini, Walker. On te laissera pas mener ta petite vie tranquille. On est gros, on est puissant pour te faire taire sans attendre. Alors, un petit conseil: reste tranquille. C'est fou ce qu'on peut faire comme dégâts sans s'en rendre compte...Ton père le sait très bien..."

Le garde vint nous séparer juste avant que mes amis arrivent en courant pour me défendre. Je voulais le tuer ! Hurler toute ma colère.

Ils sont sérieux. Ils ne jouent plus. Les menaces sont sur ma tête. Ils veulent que je mentes pour libérer le meurtrier de ma mère, sinon, je perds mon père. Un dilemme étouffant. Non, je ne serais pas en sécurité dans un Centre pour adolescent.On tente de me rassurer, mais après ces menaces, plus rien n'est sur pour moi..

Je prend un risque...Je ne peux pas aller plus bas....



Hors Jeu:

Mot à trouver dans le règlement: Ok. Vu par Ambre.

Où avez-vous connu le forum ? D'un ami

Qu'est ce qui vous plait sur Vivre ? La proximité des gens. Très sympathique !

Qu'est ce qui vous déplait ?Bah ! Pas grand chose...Sinon, je ne serais pas là !






Dernière édition par Dwayne E. Walker le Jeu 27 Oct - 7:33, édité 2 fois
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Dwayne E. Walker



Ado en difficulté

Interventions au Centre: 61
Coté coeur: Opprimé

Fiche de personnage
Âge du personnage: 21 ans
Raisons de votre présence au Centre: Réhabilitation/ Violence
Psy/référent: ?/ Isabelle Mathews

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 8:25

Voilà un bon début. Il me manquerait le rp... Laughing
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Megan Dufour

¤Médecin-Chef¤


¤Médecin-Chef¤

Interventions au Centre: 40245
Coté coeur: Jason

Fiche de personnage
Âge du personnage: 40
Raisons de votre présence au Centre: médecin-chef
Psy/référent:

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 10:35

Bienvenue. Nous avons hate de lire ton rp.

_________________

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Daniela Davis



Ado en difficulté

Interventions au Centre: 370

Fiche de personnage
Âge du personnage: 17 ans
Raisons de votre présence au Centre: Droguée, renfermée & boulimique
Psy/référent: /

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 10:56

Waow !!! Sacré fiche !! Je vois que nous avons la musique en commun, et le fait de ne pas être très bavards. Dès que tu seras validé, tu me réserves un rp ?!
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Isabelle Matthews

*Educateur*


*Educateur*

Interventions au Centre: 510
Coté coeur: Love is a losing game

Fiche de personnage
Âge du personnage: 27
Raisons de votre présence au Centre: Educatrice..
Psy/référent:

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 12:05

Bienvenue Dwayne..

_________________




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Abigaïl Coller





Interventions au Centre: 549
Coté coeur: Il faut d'abord apprendre à l'ouvrir ...

Fiche de personnage
Âge du personnage:
Raisons de votre présence au Centre: Troubles de la personnalité, automutilations, tentatives de suicide.
Psy/référent: Zahra Bernard / Jason Nothomb

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mar 25 Oct - 14:12

Bienvenue !!! :)

_________________




Désolée. Je ne veux pas en discuter.


Spoiler:
 
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Dwayne E. Walker



Ado en difficulté

Interventions au Centre: 61
Coté coeur: Opprimé

Fiche de personnage
Âge du personnage: 21 ans
Raisons de votre présence au Centre: Réhabilitation/ Violence
Psy/référent: ?/ Isabelle Mathews

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mer 26 Oct - 6:26

Voilà, c'est complet !
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Kanon Hirashi



Ado en difficulté

Interventions au Centre: 749
Coté coeur: Difficile à tenir...

Fiche de personnage
Âge du personnage:
Raisons de votre présence au Centre: La drogue? Ou seulement le fil de la vie?
Psy/référent: Megan Dufour

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mer 26 Oct - 19:32

Quelle histoire!! Bravo!! Et bienvenue!!
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Thierry Marshall

*Educateur*


*Educateur*

Interventions au Centre: 5986
Coté coeur: Alex, je t'aime pour l'éternité

Fiche de personnage
Âge du personnage: 28 ans
Raisons de votre présence au Centre: Educateur et Diététicien
Psy/référent: Alessandro Da Silva/Néant

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mer 26 Oct - 21:52

Bravo pour ta présentation et bienvenue parmi nous ^^
au fait, tu peux commencer dans le hall Razz Je vois que tout le monde dort XD

_________________


Spoiler:
 
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Tristan Magnier





Interventions au Centre: 1417
Coté coeur: Plusieurs à la fois. Ou presque.

Fiche de personnage
Âge du personnage: 20 ans
Raisons de votre présence au Centre: Vol, violence
Psy/référent: à trouver... / Megan Dufour

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Mer 26 Oct - 22:19

Bienvenue ! (Très jolie fiche ^^')

_________________

"Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder." (O. Wilde)
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Dwayne E. Walker



Ado en difficulté

Interventions au Centre: 61
Coté coeur: Opprimé

Fiche de personnage
Âge du personnage: 21 ans
Raisons de votre présence au Centre: Réhabilitation/ Violence
Psy/référent: ?/ Isabelle Mathews

MessageSujet: Re: Dwayne E. Walker   Jeu 27 Oct - 8:03

Wow ! Quel accueil ! Merci à tous ! Je m'y mets de ce pas ! Au plaisir de vous croisez,tous !
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Dwayne E. Walker

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